Salaire minimal : Rs 9.000 avec des subsides de l’État

À partir de janvier 2018, le salaire minimal sera de Rs 9 000. Ils sont 120 000 employés, dont 20 000 de la Zone franche, qui sont directement concernés. La MRA devra fournir des subventions de Rs 860 sur chaque salaire de la Zone franche et Rs 500 pour ceux des autres secteurs. Les bénéficiaires ne seront pas éligibles à la Negative Income Tax. La prochaine révision sera en 2020.

Les discussions relatives à la compensation salariale de Rs 360 ont abouti à un débat sur le salaire minimal. Le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, s’est aventuré sur ce terrain en présentant l’Additional Remuneration Bill and Other Allowances 2018.

Une clause de ce texte - qui donne normalement force de loi à la compensation salariale – prévoit, cette année, le paiement d’allocations spéciales de la Mauritius Revenue Authority (MRA), sous forme de subside au salaire minimal fixé à Rs 9 000. Une mesure qui concernera 120 000 employés, a indiqué le ministre.

Soodesh Callichurn a fait durer le suspense et a attendu le summing-up, a résumé des éléments du débat et répondu aux critiques des élus, avant le vote du texte de loi, pour révéler le montant du salaire minimal. Pour tous les employés hors Zone franche, il sera de Rs 8 140, en sus de la compensation de Rs 360 à partir de janvier 2018. Ce qui fera au total Rs 8 500. Les employés de la Zone franche toucheront par contre Rs 8 140, incluant la compensation salariale.

C’est alors que la MRA entre en jeu pour rééquilibrer les choses. « Le salaire minimal national sera complété par une allocation spéciale payée par la MRA, » a expliqué le ministre. Cette allocation sera de Rs 860 pour la Zone franche et Rs 500 pour le reste. Ce qui fera un total de Rs 9 000 pour tous les secteurs. Reeaz Chuttoo, de la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP), estime que 20 000 travailleurs de la Zone franche touchant un salaire de base de Rs 5 350 sont concernés par le salaire minimal. Des 65 000 travailleurs de ce secteur, seuls 25 000 sont Mauriciens, dont 5 000 qui occupent des postes administratifs et qui ne sont pas concernés.

La MRA déboursera environ Rs 17,2 millions par mois pour les travailleurs de la Zone franche et Rs 50 millions pour les 100 000 travailleurs des autres secteurs, si on se fie aux chiffres avancés par le ministre et Reeaz Chuttoo. À noter que la MRA financera 23,6 % de la hausse salariale de Rs 3 650 dont bénéficieront 20 000 employés de la Zone franche.

Pour le syndicaliste, il s’agit du Direct Income Support réclamé par la CTSP afin de s’assurer qu’aucune usine ne ferme sous la pression du salaire minimal. Les employés bénéficiant de cette allocation spéciale ne seront pas éligibles à la Negative Income Tax.

Autre information à retenir du discours de Soodesh Callichurn : la révision programmée du salaire minimal en 2020. Dans une brève déclaration à la presse après le vote du texte sans amendements, il a promis que le rapport Appannah sur le salaire minimal sera rendu public au plus tard ce lundi.

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Article / Credit : le defi Plus