LES SYNDICALISTES APPELLENT À L’UNION DES SALARIÉS DU GROUPE BAI, DE LA RDA ET D’AIRMATE

Certains d’entre eux ont perdu leurs postes, d’autres ont toujours un travail mais n’ont aucune garantie quant à leur avenir… Ils sont employés du groupe BAI, d’Airmate (filiale d’Air Mauritius) et d’autres compagnies. Certains étaient jusqu’à récemment chez la Road Development Authority… Et se sont donné rendez-vous aujourd’hui à Rose-Hill. Pour exprimer leurs craintes, leur frustration, leurs attentes. Tandis que le front syndical organisateur du rassemblement pacifique, soit la CTSP, la FPU et la FTU, les a exhortés à s’unir.

Le but ? Faire entendre leurs voix auprès du gouvernement, pour que celui-ci agisse. Et ne les laisse pas sur le carreau. « Inn ler pou mobilize », a ainsi déclaré Atma Shanto, de la Fédération des travailleurs unis. Son confrère Reaz Chuttoo a, lui, rappelé que l’Alliance Lepep a mené campagne, lors des législatives, sur la question du salaire minimal. Mais relève qu’une fois au pouvoir, ce dossier a fini « dans un tiroir ». Jack Bizlall insiste, pour sa part, que l’affaire BAI « bizin fini lakour ».

Les employés et licenciés ont été nombreux à s’exprimer à la place Raymond Chasles, ce dimanche après-midi. Certains directeurs d’entreprise aussi, à l’instar de Maya Sewnath, dont la compagnie était fournisseur de meubles auprès de Courts« Dans un mois, un mois et demi, nous devrons mettre nos employés à la porte », se désole-t-elle. Si elle dit comprendre « l’opération nettoyage » du gouvernement, elle estime cependant que celle-ci aurait dû se faire « correctement », en prenant en compte les intérêts de tous.

Tous souhaitent que le gouvernement puisse intervenir en leur faveur. Et sont prêts à se battre pour cela. Moonsamy Subrayen, employé chez Courts, explique que les travailleurs de cette compagnie ont été informés qu’il n’y a aucune garantie quant au maintien de leur temps de service en cas de repreneur. Alors que certains employés comptent plus de 15 ans au sein de l’entreprise. « Si le gouvernement ne nous garantit pas notre temps de service, nous ferons une grève de la faim », a prévenu Moonsamy Subrayen.